Etude comparative des lymphocytes T et B sanguins au cours d’une infection virale chronique systémique (VIH) et d’une infection virale aigue localisée (Influenza)

Résumé : Les réponses immunes aux infections virales chroniques et aigues ont été précédemment étudiées, chez la souris et l’homme, faisant apparaître des modalités communes de réponses mais peu de travaux ont pu comparer de façon systématique les altérations immunes induites par ces infections. Lors d’une infection aiguë, les lymphocytes T effecteurs et mémoires sont produits et persistent à long terme. Ces lymphocytes T effecteurs sont indispensables au contrôle et à la progression d’une infection virale aiguë ou chronique. Par ailleurs, peu de données sont disponibles concernant les modifications phénotypiques et les éventuelles modifications fonctionnelles des cellules B lors de ces infections. Nous avons eu l’opportunité d’étudier et de comparer les profils des lymphocytes T et B et leur évolution sur une période de 2 mois, au cours de deux types d’infection virale aigue et chronique observées en phase virémique initiale et en phase avirémique. Nous avons choisi d’étudier les anomalies de l’immunité cellulaire et les réponses immunes adaptatives T au cours d’une infection virale chronique (VIH) comparée à une infection virale aigue (H1N1v). Pour cela, nous avons réalisé une analyse phénotypique des lymphocytes T et B ainsi qu’une exploration fonctionnelle des lymphocytes T mémoires et effectrices, chez 11 patients infectés par le VIH ou de la grippe A H1N1v 2009 en situation de forte réplication virale (J0) et en situation de réplication virale contrôlée (M6). L’ensemble de ces anomalies observées au cours de l’infection VIH traduit d’une part le ciblage des cellules CD4 par le VIH, notamment des cellules anti-VIH, et l’importante activation des cellules mémoires et effectrices, notamment anti-VIH, qui épuisent le compartiment naïf. Ces anomalies détectables dans le sang périphérique ne sont pas associées à une compartimentalisation majeure de ces cellules dans les tissus lymphoïdes sièges de l’infection ou traduisent leur importante recirculation. La plupart de ces anomalies sont sensibles au contrôle de la réplication virale, à l’exception des lymphocytes mémoires CD4 anti-VIH qui ne sont pas restaurés après 6 mois de traitement et des cellules CD8 effectrices mémoire anti-VIH dont les taux élevés persistent sous traitement. A l’inverse les anomalies observées au cours de l’infection virale aigue mais sévère due au virus H1N1v, traduisent une forte mobilisation à la fois des cellules T CD4 et CD8 activées effectrices notamment anti-H1N1v, dont la plupart migre dans les tissus pulmonaires infectés, et à la mobilisation d’importantes réponses mémoires impliquant les lymphocytes T CD4, non ciblés par ce virus, persistant après contrôle virologique. L’ensemble de ces données comparatives permet de montrer que les anomalies immunologiques observées au cours d’une infection virale sont le reflet du tropisme particulier et des caractéristiques spécifiques des virus impliqués.
Type de document :
Mémoire d'étudiant
Biologie cellulaire. 2012
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Contributeur : Samuel Haroutunian <>
Soumis le : mardi 14 février 2017 - 10:57:21
Dernière modification le : mercredi 15 février 2017 - 13:39:13
Document(s) archivé(s) le : lundi 15 mai 2017 - 13:12:41

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Mélanie Lavenu. Etude comparative des lymphocytes T et B sanguins au cours d’une infection virale chronique systémique (VIH) et d’une infection virale aigue localisée (Influenza). Biologie cellulaire. 2012. 〈hal-01467176〉

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