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Mémoire de diplôme

Mécanisme anti-inflammatoire endogène dans un modèle d'épilepsie focale du lobe temporal : Rôle de l'annexine A1

Résumé : Il a été récemment montré que des changements immunologiques se produisent dans l’épilepsie clinique et expérimentale. Aussi nous avons testé l’hypothèse selon laquelle la pathophysiologie induite par des crises provoque une altération de la voie anti-inflammatoire endogène liée à l’Annexine A1. Des cortex épileptiques humains présentant deux types d’épilepsies (FCDII et MTLE) et des témoins ont été utilisés pour des évaluations histologiques cliniques des expressions d’Annexine A1. Nous avons examiné si l’administration d’Annexine A1 exogène modifiait l’activité épileptique et sa pathophysiologie in vivo. Nous avons utilisé aussi un modèle murin d’épilepsie du lobe mesio-temporal (MTLE) basé sur l’injection intra-hippocampique d’acide kainique. Des analyses de vidéo-EEG, de biologie moléculaire, des mesures sanguines et des tests pharmacologiques ont été effectués sur ce modèle. Une diminution progressive de l’expression de la forme phosphorylée du récepteur aux glucocorticoïdes pGR et du rapport pGR/GR total pendant la phase d’épileptogenèse dans le foyer de l’hippocampe a pu être constatée. En aval des ressources génétiques, la protéine Annexine A1 est restée à des niveaux basiques en dépit d’une inflammation persistante. Les effets se sont reflétés en périphérie sous la forme d’Annexine A1 et les niveaux de corticostérone sont restés au niveau de base tout au long de l’épileptogenèse et n’ont augmenté de manière transitoire que tôt après le Status Epilepticus. Une augmentation des monocytes circulants atteste d’un état pro inflammatoire périphérique. Aussi, ces résultats suggèrent l’absence d’un engagement global du mécanisme anti-inflammatoire Annexine A1/GR au cours de la progression des crises. Dans les échantillons humains, nous avons constaté que le profil d’Annexine A1 était anormal, son immunoréactivité périvasculaire était diminuée par rapport aux tissus péri-lésionnels témoins. Alors, nous avons ensuite testé si la potentialisation de la réponse anti-inflammatoire endogène par administration intrapéritonéale de la protéine annexine A1 recombinée pourrait modifier la pathophysiologie de la maladie in vivo. Bien que la réponse inter individuelle ait été variable, l’administration d’Annexine A1 exogène a permis de réduire les durées d’activités épileptiques. La voie Annexine A1/Glucocorticoïdes est altérée durant la progression de l’épilepsie. Nous proposons ainsi qu’une compensation pharmacologique des mécanismes endogènes anti inflammatoires puisse être envisagée comme une nouvelle voie thérapeutique complémentaire dans le traitement de l’épilepsie.
Type de document :
Mémoire de diplôme
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Contributeur : Emma Zub <>
Soumis le : jeudi 29 octobre 2020 - 12:56:17
Dernière modification le : jeudi 19 novembre 2020 - 14:16:07

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Emma Zub. Mécanisme anti-inflammatoire endogène dans un modèle d'épilepsie focale du lobe temporal : Rôle de l'annexine A1. Sciences du Vivant [q-bio]. 2020. ⟨hal-02983103⟩

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