First ecological, biological and behavioral insights of the ocellated eagle ray Aetobatus ocellatus in French Polynesia

Résumé : Les espèces marines ont longtemps été considérées comme moins vulnérables à l’extinction que les espèces terrestres. Mais elles présentent aujourd’hui une grande sensibilité aux changements climatiques actuels, avec certains groupes beaucoup moins résilients que d’autres, comme c’est le cas pour les élasmobranches. En plus de traits d’histoire de vie particuliers (ex. faible fécondité, maturité tardive, peu de petits par portée), la plupart de ces animaux sont pélagiques ou vivent en profondeur. Leur suivi s’avère compliqué et le manque de données touche presque 50% de ces espèces. Ce groupe nécessite donc une attention particulière de la part des scientifiques pour améliorer leur conservation au niveau mondial, en augmentant les données sur leur biologie et leur écologie. Mon diplôme EPHE-SVT, réalisé à Moorea au sein du CRIOBE (USR3278 CNRS EPHE UPVD) a pour objectif de rassembler les premières données biologiques, écologiques et comportementales sur les raies aigle à ocelles (Aetobatus ocellatus) en Polynésie française. Il est constitué de trois études principales : Etude 1/ Une étude génétique a d’abord été réalisée suite à la découverte du complexe d’espèce au sein d’Aetobatus narinari et a permis de confirmer la présence d’Aetobatus ocellatus dans les archipels de la Société et des Tuamotu. Etude 2/ Un suivi d’un an a permis de mettre en évidence une utilisation ontogénique de différents habitats du lagon de Moorea, habitats où l’activité s’avère également différente (entre repos et nourrissage). Cette répartition permettrait d’éviter une compétition intra-spécifique. Etude 3/ Reconnues comme prédateur de l’huître perlière, les raies aigle à ocelles ont un impact négatif sur la perliculture polynésienne. Une étude a donc été menée pour déterminer si des sons non naturels (sons générés par ordinateur ou sons de moteur de bateau) pourraient avoir un effet négatif sur cette espèce et présenter une possibilité de répulsif dans les concessions perlières. Les sons de moteurs de bateau ont effectivement montré une efficacité à stopper les individus en phase de nourrissage voire à les faire fuir. En conclusion, ce diplôme constitue un premier travail important pour améliorer la conservation de l’espèce Aetobatus ocellatus dans une région, la Polynésie française, où son impact, à la fois positif pour le tourisme et négatif pour la perliculture, reste indéniable.
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Contributeur : Cecile Berthe <>
Soumis le : mardi 23 janvier 2018 - 17:47:59
Dernière modification le : vendredi 26 janvier 2018 - 01:18:19
Document(s) archivé(s) le : jeudi 24 mai 2018 - 10:58:58

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Cecile Berthe. First ecological, biological and behavioral insights of the ocellated eagle ray Aetobatus ocellatus in French Polynesia. Biodiversity and Ecology. 2017. ⟨hal-01690359⟩

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