De la découverte d’un actinoptérygien sémionotiforme du Jurassique de France à l’étude histologique fine des écailles ganoïdes

Résumé : La découverte d’un spécimen sub-complet d'actinoptérygien sémionotiforme dans les falaises du Bec de Caux (76) en novembre 2008, m’a poussé à entreprendre des recherches sur l’histologie et l’ornementation des écailles ganoïdes. Il s’agit d’écailles osseuses recouvertes d’une couche d’émail, la ganoïne. Elle est ornée de microtubercules, reliefs microscopiques dont l’agencement varie en fonction des espèces. Une première partie est consacrée à l’étude histologique des écailles du spécimen que j’ai découvert. Peu vascularisées, elles présentent des traces de dentine au niveau de l’initium et de manière inhomogène à l’interface avec la ganoïne. Elles sont parcourues par des canaliculi de Williamson dont certaines des terminaisons sont en connexion avec la dentine. Ils sont issus de cellules spécialisées de nature osseuse et leur interaction avec la dentine apparait surprenante. Cela m’a conduit à revisiter la notion de « canal vasculaire de Williamson » introduite par Ørvig. Dans la deuxième partie je présente une nouvelle méthode d’étude des microtubercules. Celle-ci est basée sur l’observation en microscopie optique par contraste de phase de répliques de la surface d’écailles (peels). J’ai élaboré un traitement semi-automatisé des images numériques afin d’extraire des descripteurs quantitatifs de l’ornementation. Elle présente de nombreux avantages au regard de la méthode précédemment développée, basée sur l’observation directe des écailles en microscopie électronique à balayage. Elle s’affranchit de l’étape de prélèvement d’une écaille. Elle est également plus robuste et permet de traiter un grand nombre de microtubercules dans le cadre d’une analyse statistique affinée. J’illustre l’intérêt de ma méthode à travers quelques exemples d’étude de l’ornementation d’écailles actuelles et fossiles. Enfin je conclue en proposant une fonction nouvelle pour cette ornementation microscopique. Ces reliefs pourraient participer au renforcement de la résistance mécanique de l’écaille en améliorant l’adhésion des différentes strates de ganoïne entre elles.
Type de document :
Mémoire de diplôme
Sciences du Vivant [q-bio]. 2016
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Contributeur : Rene-Paul Eustache <>
Soumis le : lundi 4 décembre 2017 - 22:08:46
Dernière modification le : jeudi 18 janvier 2018 - 16:10:43

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René-Paul Eustache. De la découverte d’un actinoptérygien sémionotiforme du Jurassique de France à l’étude histologique fine des écailles ganoïdes. Sciences du Vivant [q-bio]. 2016. 〈hal-01655457〉

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