L'adénovirus canin comme vecteur vaccinal recombinant et ses interactions avec des sous-populations de cellules dendritiques lymphatiques ovines

Résumé : Les adénovirus canins sont les adénovirus non primates les plus étudiés pour la vaccination et la thérapie génique, en particulier l’adénovirus canin de sérotype 2 (Cav2). Il a été démontré que le Cav2 défectif (Cav2-d) ne parait pas capable de transduire efficacement les cellules dendritiques (CD) humaines dérivées de monocytes in vitro, ni de les activer, laissant présager sa faible immunogénicité. Cependant, dans une étude récente, l’utilisation d’un Cav2-d exprimant la glycoprotéine G de la rage a mis en évidence l‘induction d‘une bonne réponse immunitaire spécifique chez le mouton et chez la souris (Bouet-Cararo et al. 2011). Dans notre étude, nous démontrons que le Cav2-d codant pour des antigènes du virus de la bluetongue (BTV) induit une forte réponse spécifique des lymphocytes T CD8+, et à un degré moindre une réponse spécifique des lymphocytes T CD4+. Nous démontrons qu’il transduit in vitro les cellules lymphatiques ovines drainant la peau avec un tropisme préférentiel pour les CD classiques (CDc). Malgré le faible taux de transduction (<5%), nous démontrons qu‘il active l’expression des molécules de costimulation CD80 et CD86 ainsi que l’expression de gènes codant l’IL12, l’IL-1β, l’IL-2 et le TNFα. Les CD de la lymphe cutanée incluent 2 sous-populations majeures, les CD CD26+ et CD CD26- : les CD CD26+ sont les plus efficaces pour l’induction d’une réponse T CD8+ à des antigènes endocytés. Nous démontrons que le Cav2-d transduit préférentiellement la sous-population de CD CD26+ ; par contre il induit une réponse transcriptomique associée à des signatures de gènes plus fortement impliqués dans la mise en place de la réponse immunitaire par la sous population de CD CD26-. Certains de ces gènes sont inclus dans la signature prédictive de l’efficacité de la vaccination anti-fièvre jaune chez l’homme, tels STK17A, JUN, BIRC3, C1QB, la famille des transporteurs de solutés et BAFF (Querec 2009). Ainsi, dans ce travail, nous démontrons que le Cav2-d induit in vitro un « profil génique d’immunogénicité » principalement dans un type particulier de CD dérivées de la peau ovine, les CD CD26-, ce qui ouvre la voie à l’évaluation de l’efficacité vaccinale par des méthodes in vitro. Cette approche pourrait être très informative si elle était transposée à d’autres types d’adénovirus, chez d’autres espèces et à d’autres types de vaccins.
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Contributeur : Samuel Haroutunian <>
Soumis le : vendredi 3 mars 2017 - 17:46:14
Dernière modification le : samedi 4 mars 2017 - 01:08:35
Document(s) archivé(s) le : mardi 6 juin 2017 - 11:53:16

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Céline Urien. L'adénovirus canin comme vecteur vaccinal recombinant et ses interactions avec des sous-populations de cellules dendritiques lymphatiques ovines. Microbiologie et Parasitologie. 2011. 〈hal-01482731〉

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