Le cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis) sur l’île de Béniguet (Finistère) : Écologie de la reproduction et première approche démographique

Résumé : La colonie de cormorans huppés ( Phalacrocorax aristotelis ) a fait l’objet d’un suivi sur l’île de Béniguet (mer d’Iroise) depuis 1992. Sur 21 ans, les sites actifs y sont passés de 3 en 1992 à 166 en 2012, avec un maximum de 210 en 2010. Cela représente un taux de croissa nce annuel moyen de 1.21 sur 21 ans. Depuis 2006, la production de pou ssins par site de reproduction a été évaluée. Elle a fortement varié entre 2006 et 2012, avec un minimum en 2007. La pr obabilité de succès sur un site varie selon les caractéristiques des sites. La probabilité qu’un site soit non-occupé est la plus fo rte pour un site déjà non- occupé l’année précédente. Ensuite viennent les sites en échec, et enfin les sites en succès. Cela traduit la réutilisation privilégiée des sites en succès avant ceu x qui étaient en échec (par fidélité des anciens propriétaires ou recolonisation immédiate après un ab andon ou mort des précédents propriétaires). Plus les adultes sont parvenus à avancer dans le processus de reproduction, plus le site a une forte probabilité d’être productif l’année suivante. Concernant la phénologie de la reproduction, l’effectif actif maximal lors d’une visite donnée (une semaine selon le calendrier julien) n’atteint jamais le nom bre total de sites actifs de la saison. La différence a varié durant l’étude entre 10 et 56 sites actifs. Cela représente de 8.4 à 26.7 % de s effectifs totaux de sites actifs annuels. Les effectifs actifs maximums observé s une semaine donnée l’ont été de la semaine 11 à la semaine 18 selon les années (calendrier ju lien). Les effectifs actifs totaux ont été approchés selon les années, entre les semaines 14 et 18. En 2009, le baguage coloré des individus a comme ncé. De 2009 à 2012, la probabilité de survie estimée des individus marqués adultes a varié en tre 0.69 (2011-2012) et 0.99 (2010-2011). Lors de leur première année, la probabilité de su rvie estimée des jeunes était inférieure : 0.29. Dès leur seconde année, leur survie estimée est passée au-dessus de 0.90. La production de poussins et la probabilité de su rvie ont été utilisées pour construire un modèle matriciel de projection de la population. Le taux de croissance populationnel obtenu avec le modèle matriciel est légèrement inférieur à 1 (0.985), ce qui in dique une population proche de la stabilité. Il ne prend pas en compte l’incertitude sur les paramètres démographiques. Ce taux de croissance est inférieur à la valeur obtenue avec les effectifs de nids actifs recensés sur Béniguet : 1.21 sur 21 ans (1992-2012). La différence entre les deux valeurs de taux de croiss ance peut être expliquée par trois hypothèses non- exclusives. (i) Les hypothèses sur le squelles repose le modèle matriciel ne sont pas réalistes. (ii) Les paramètres démographiques antérieurs étaient bien supérieurs aux vale urs récentes. (iii) Une immigration substantielle est nécessaire pour expliquer l’augmentation observée du nombre de sites actifs.
Type de document :
Mémoire d'étudiant
Ecologie, Environnement. 2013
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Contributeur : Anna Marenelly <>
Soumis le : mardi 13 septembre 2016 - 17:01:41
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Jacques Nisser. Le cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis) sur l’île de Béniguet (Finistère) : Écologie de la reproduction et première approche démographique . Ecologie, Environnement. 2013. 〈hal-01365903〉

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